David Lapetina | 16 avril 2007 | |
15 commentaires
David Lapetina a interrogé François Elie et Nicolas Barcet sur la possibilité d’utiliser des logiciels libres pour résoudre la problèmatique des machines à voter. Tous deux s’accordent pour dire que cela ne peut pas constituer une solution.
Article reproduit de Onirik.net avec l’autorisation de David Lapetina
Suite à l’interview de Pierre Muller, Onirik a souhaité donner la parole à deux acteurs du monde du logiciel libre autour de la problématique des machines à voter.
François Elie [1] et Nicolas Barcet [2] ont accepté de répondre à nos questions.
Onirik : En quoi les logiciels libres ont-ils été la cible de tentatives de récupération des partisans des machines à voter ?
François Elie : Je ne sais pas si c’est en tentative de récupération, mais j’ai un très très mauvais souvenir de "l’appel mondial pour une démocratie électronique libre", à Issy-les-Moulineaux, ville où l’on vote avec des machines je crois. Ce texte, malgré nos alertes, n’a pas été changé. Résultat : l’AFUL, l’APRIL et l’ADULLACT ont refusé de le signer.
La phrase qui suit nous a paru extrêmement dangereuse : sous couvert d’une préoccupation louable, elle nous a paru une caution, et la présentation du logiciel libre et des formats ouverts comme une condition suffisante.
Nous demandons donc aux pouvoirs publics locaux et nationaux, à travers le monde, de prendre systématiquement en compte les logiciels libres lors de tout développement informatique nouveau et de rendre toutes les procédures impliquant les libertés individuelles, les données personnelles ou le vote électronique compatibles avec les exigences des standards ouverts et des logiciels libres.
... comme si cela suffisait.
Cet appel a donc fait un grand flop dont il a été question sur linuxfr.org.
Nicolas Barcet : A mon humble avis, ils ne le sont pas. C’est uniquement un problème d’évolution de la réflexion qui fait penser à un certain moment qu’une bonne façon d’offrir toutes les garanties de transparence serait de pouvoir contrôler le code utilisé dans les ordinateurs de vote. Cela ne passe malheureusement pas l’étape suivante de la
réflexion : comment admettre pour un citoyen de déléguer sa confiance
à de seuls experts et abandonner sa faculté de contrôle direct qu’il
avait avec le processus papier. Je recommande grandement la lecture
de l’article Ken Thomson, Lauréat du prix Turing 1983, intitulé "On trusting trust" pour
comprendre la problématique jusqu’au bout.
J’avoue être moi même passé récemment par ce stade incomplet de la
réflexion avant d’avoir lu cet article et enfin compris ce que
Chantal Enguehard et Bernard Lang essayaient de m’expliquer depuis
longtemps.
O : Si les spécifications, le code et l’ensemble de l’architecture des machines étaient ouverts, cela enlèverait-il les problèmes liés aux machines à voter ?
F.E. : Il y a deux problèmes à bien séparer.
Premièrement : les machines à voter.
Les machines libres ? Que fait cette puce ? Sachant que le nombre de téléphones utilisés par des machines a dépassé en 2004 le nombre des téléphones utilisés par des humains, qu’il y a des
téléphones dans les photocopieuses et les machines à café, j’aurai peut-être confiance que dans une machine électronique en apesanteur dans une cage de faraday... mais beaucoup moins que dans l’urne en plastique transparente avec la procédure qui va avec.
Deuxièmement : le vote à distance
On ne sait pas faire un isoloir électronique où l’on soit sûr que la personne
vote librement sans subir de pression.
N.B : Pour faire court, vu que ma réponse est fournie ci dessus : Si ma grand mère n’est pas capable de comprendre le mécanisme dudit
système, alors le système ne peut pas remplacer le vote papier.
O : En tant que spécialistes des nouvelles technologies, ne pensez-vous pas qu’une série de tests simples et exhaustifs permettraient de valider la programmation de ces machines ? On envoie des satellites dans l’espace mais on nous dit qu’une machine ne sait pas compter des voix. Curieux paradoxe, non ?
F.E. : Cette question est *très* bien posée.
Si nous, on nous demandait si une machine peut compter les voix. Mais bien sûr ! Faisons des machines à compter les voix. On vote avec un *bulletin* au lieu de voter avec un bouton... et on trouve un système pour compter les bulletins (en plus on pourrait peut-être imaginer un système pour les compter sans les faire sortir de l’urne. Ce qui permettrait de les *recompter*. Un comptage non invasif.
Ce qui est fastidieux, ce n’est pas de voter c’est de compter les bulletins.
Or, c’est bizarre, on veut compter les voix "électroniques". J’ai confiance
dans la capacité des machines à compter. Ce qui me gène c’est de ne pas savoir ce qu’elles comptent. Quand j’ai appuyé sur le bouton, que s’est-il passé ?
La machine me dit "vous avez voté truc". Super. Mais que la machine va-t’elle compter "réellement" ? Lorsque je met mon enveloppe dans l’urne, j’ai une très grande confiance.
Je rêve (j’y ai déjà réfléchi, j’ai quelques idées) à une machine qui
permettrait de compter les bulletins sans les sortir de l’urne.
N.B : Non, toujours ce problème de délégation de la confiance... De plus, pour réussir à mettre en oeuvre un système du niveau cité, le coût de réalisation serait injustifiable, alors que l’on a déjà du mal à le
justifier avec les machines à voter actuelles.
Ensuite, je cherche toujours à comprendre quel est le gain obtenu par l’utilisation d’ordinateurs de vote. La lettre ouverte de Benoit Sibaud à André Santini
montre efficacement qu’il n’y en a aucun. En étant légèrement
cynique, on se demande parfois si les deux seules motivations qui
puissent résister à une analyse approfondie ne serait pas, pour un
maire, soit la volonté de paraître moderne à ses administrés, soit de
pouvoir influer efficacement et impunément sur les votes dans sa
municipalité.
A l’époque où je n’avais pas encore lu l’article de Ken Thomson, je
m’étais permis de poser les grandes lignes d’un système qui
apporterait quelques gains, mais vous comprendrez vite en lisant
mon billet de novembre que le système est trop complexe pour être
compréhensible par le quidam et bien trop coûteux pour être mis en
oeuvre. Et cela n’est pas uniquement un problème d’éducation car je
n’espère pas que l’on évoluera un jour dans un monde ou tout citoyen
soit à même de comprendre les architectures de confiance.
O : Peut-on estimer un pourcentage de la marge d’erreur ? N’est-on pas en train de crier au loup ?
F.E. : Quand on trouve plus de votant que d’électeurs, on n’est plus dans la marge d’erreur, c’est comme si on comptait des petits pois avec des moufles.
Ce n’est pas un problème de marge d’erreur : c’est la confiance dans le résultat qui en question.
N.B : De quelle "marge d’erreur" parlons nous ici ? D’établir une
probabilité sur la possibilité de fraude ? Quelle drôle d’idée !
Le sujet ici est bien l’une des libertés fondamentales qui sont à la
base de la démocratie : la liberté de vote. Accepter de transiger
sur un modèle lentement et difficilement élaboré depuis un peu plus
de deux cents ans pour essayer de parer à toutes les tentatives de
fraude revient à abandonner l’idée que nous nous faisons de la
démocratie.
Nous savons d’expérience qu’il est dans la nature des hommes
d’essayer par tous les moyens de faire pencher la balance de leur
coté, quel que soit le bord politique. Il n’y a donc pas d’autres
moyens de s’assurer du respect des formes de la démocratie qu’en
permettant à chaque électeur de contrôler le processus dans la plus
grande transparence. D’ailleurs, si le code électoral a régulièrement évolué afin de faire face aux fraudes, c’est uniquement car nous avions les moyen de les constater. Les ordinateurs de vote permettant, de par la nature même d’un ordinateur, d’être re-programmés sans laisser de traces, nous n’aurions plus jamais la possibilité de constater des fraudes et donc d’apprendre à s’en prémunir.
- David Lapetina
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Messages de forum
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16 avril 2007 11:33, par jfbobi
une idée comme ça en passant
et si on imprimait simplement des codes-barres sur les bulletins, le comptage serait simplifié et le contrôle toujours possible...
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Les centres de tri postaux utilisent des machines qui reconnaissent l’écriture manuscrite. La reconnaissance de bulletins de votes parfaitement formatés ne poserait aucun problème technique. Inutile d’ajouter un code barre illisible pour l’électeur.
La machine à compter laisse la possibilité de recompter manuellement en cas de contestation, c’est la seule garantie qu’il reste aux électeurs.
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16 avril 2007 19:31, par Julot
Quel que soit le système utilisé, les machines à voter sont piratables, comme tout système informatique.
Dans un sens c’est un peu regrettable qu’il n’y ait pas suffisament de machine à voter pour que N. Sarkozy soit élu au premier tour !
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je comprend pas le fait d’avoir mis en place "la machine a voter"
pourquoi ne pas avoir crée une urne électronique même principe
sauf qu’au finale plus besoin de compter les papiers dedans ou
alors en cas de litiges a la fin du scrutin !
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Les communes ou sont installés les machines à voter sont de droite avec au moins 55 % de voixsi ce n’est 60%.
On se demande comment ils y arrivent.
Levallois, je crois avec son maire Balkany, au dessus de tous soupsons, a des machine à voter.
Donc ça ne changera rien.
Si peut être, car les "anciens" des maisons de retraite ou autre, votent bien pour le candidat qui va les défendre contre l’insécurité.
La candidat qui a besoin de 300 policiers dans un meeting ou il n’y a pas plus de 100 jeunes.
Ces anciens risquent de se tromper ou de s’abstenir et ça peut changer le score.
On ne pourra plus comme avant, leur donner une enveloppe prés-remplie.
à ma bonne dame, c’était mieux avant !!!
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18 avril 2007 15:50, par Pat
Juste une idée :
Soit une urne électromécanique, on appuie sur le bouton de son choix et l’urne imprime un petit bout de papier, avec le nom du candidat, bien lisible.
L’électeur le voit et, lorsqu’il l’a vu, appuie sur le bouton OK et le papier tombe dans l’urne.
Résultat :
Il y a une trace papier recomptable,
L’électeur a pu vérifier que son vote est bien celui souhaité,
Le comptage est automatique, mais vérifiable,
Le format des actuels bulletins est (je crois) A6 soit 1/4 de page classique. Un dixième de surface suffirait, soit une économie (financière et écologique) de 90 % du papier sur les seuls bulletins. Je ne parle même pas des enveloppes...
Si le "ticket" imprimé ne correspond pas au vote de l’électeur, il ne tape pas sur OK : L’urne est déclarée en panne. Mais on ne va pas plus loin. Elle sera comptée tel quel.
Soit on passe à une autre urne (si possible), soit on continue à l’ancienne.
On pourrait imaginer que le ticket est expulsé à l’extérieur et que l’électeur peut le détruire, mais des plaisantins s’amuseraient certainement à faire des tas d’essais !
Le programme est très banal, le code public. Il ne servirait à rien de le trafiquer puisque tout reste vérifiable.
L’urne reste transparente dans sa partie supérieure (on peut vérifier en permanence que la machine n’imprime pas "en plus"), le bas de l’urne est opaque (même fonction que l’enveloppe dans le vote traditionnel) mais ne contient aucun mécanisme, sauf la trappe d’accès qui s’ouvre mécaniquement en appuyant sur le bouton OK (de façon à placer le mini-bulletin dans la partie "Vote validé").
Bien entendu, avant le début du vote, les assesseurs vérifient qu’elle est vide.
Le trajet du ticket entre la sortie de l’imprimante, la zone d’attente pour lecture et vérification et la trappe d’accès à l’urne proprement dite se fait par des guides en plastic transparent. Rien ne peut entrer dans l’urne qui ne soit validé mécaniquement par l’électeur.
En fait, le vote lui-même est mécanique. Seul le comptage est électronique. Et encore, on pourrait le faire mécaniquement ou doubler le comptage électronique par un petit compteur mécanique qui additionne simplement les votes (pour le nombre de votant seulement).
Et pirater un mécanisme, c’est une autre paire de manche, surtout s’il est très simple.
Je crois qu’on peut construire assez fiablement ce genre d’appareil et à un prix raisonnable. En France ou en Europe.
J’ai presque envie d’en faire le schéma ;-)
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Chiche ?
Cette proposition me semble tout à fait viable, moins onéreuse et beaucoup plus fiable que les machines à voter en service. Dépêches toi de le faire, c’est un coup à gagner le concour Lépine :-)
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Le plus simple : le bulletin de vote avec code barre.
et une trieuse qui trie tout ça en quelques instants.
Avec 4000 euros pour une machine à voter, on pourrait mettre un tas de systéme, efficace, simple et moins cher.
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Entièrement d’accord avec cette solution qui parait très simple à réaliser ; je me suis déja exprimé en tant qu’informaticien sur d’autres forums, aucune solution informatique ne permettant aucun controle n’est acceptable dans quelque domaine que ce soit et encore moins dans ce domaine.
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20 avril 2007 10:22, par Vincent B.
Pour moi c’est une condition nécessaire mais non suffisante.
Nécessaire car la transparence démocratique devrait exiger que toutes les procédures, y compris informatiques, soit publiques et connues de tous. Les logiciels de la république ne devraient pas pouvoir être la propriété d’un opérateur privé.
Non suffisante car le principal problème réside dans la possibilité de controler et de recompter les voix en cas de problème.
Donc, logiciel libre ou pas, un système n’est acceptable que s’il permet le controle et la possibilité de re-comptage..
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Pour la sécurité et le recomptage des votes dans une machine moderne, ainsi que de la confidentialité, il faudra du papier.
Faire imprimer à l’ordinateur de vote un bulletin.
ça va être compliqué, un double emploi.
Pourquoi pas un bulletin de vote avec code barre et machines à trier.
C’est une solution passéiste ?? il ne faut que du moderne !!!!!
euh...les machines actuelles opaques sont une regression technologique et une solution archaique . ! L’archaisme à l’état pur.
Ce serait drole s’il n’y avait pas un risque démocratique.
Mais ça va être compliqué et il faudra faire appel à beaucoup d’experts.
Pas à 3 politiques et 2 informaticiens, dont on ne connait même pas les compétences.
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Il y a deux questions posées par les machines à voter, n’a été abordée que la première :
la confiance qui peut être accordée à un système qui n’a pas la simplicité compréhensible par tout citoyen d’un bulletin plié dans une enveloppe opaque dans une urne transparente
La deuxième est la possibilité de connaître le résultat au plus vite, et éventuellement au fur et à mesure, soit avant la clôture.
Il faut s’opposer absolument à toute méthode enregistrant les résultats au fur et à mesure, car la tentation de les utiliser est trop forte, et dangereuse pour l’organisation du scrutin, toute fuite ou soupçon de sortie d’informations risque de faire annuler les résultats d’un scrutin : une personne peut envoyer des dizaines de SMS, publier sur un blog, avertir par téléphone des milliers qui relaient l’information.
Donc le système de comptage des voix ne doit pouvoir être déclenché que APRES la fermeture des bureaux de vote ; c’est aussi un avantage essentiel du système de l’une transparente : tout le monde voit qu’elle est remplie, mais pour aussi que personne ne sait ce qu’il y a dedans.
A mon avis c’est quand même une motivation essentielle pour faire installer ces machines, que vous avez oubliées dans l’article.
La machine qui imprime un ticket à mettre dans l’urne a le même défaut fondamental : elle enregistre au fur et à mesure, et si elle conserve un journal, une simple comparaison des cahiers d’émargement au journal de la machine révèle de vote de chacun ! Ce danger est commun à toutes les méthodes d’enregistrement au fur et à mesure : l’horodatage ou le simple ordre d’enregistrement des données réduit l’anonymat du vote, et ce danger est considérable.
Donc Oui à la lecture optique ou RFID des bulletins, à condition que le lecteur soit totalement séparé de l’urne (il suffit de conserver les modèles actuels en plexiglas qui ne peuvent héberger ni piles ni fil d’alimentation).
Mais cela accélérerait-il vraiment le comptage et cela en vaut-il la chandelle ?
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Donc Oui à la lecture optique ou RFID des bulletins
RFID vraiment ? Pour que n’importe qui avec une bonne antenne puisse compter les bulletins à n’importe quel moment depuis la rue ? Non merci.
Pour la lecture optique, éventuellement, mais reste à maintenir le secret des résultats jusqu’à la fermeture du bureau de vote. Comme les urnes opaques sont vraiment une mauvaise idée, cela veut dire mettre le bulletin dans une enveloppe (ou peut-être juste le plier ?).
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25 avril 2007 12:20, par yovoa
je pense que la question la plus intéressante est effectivement qu’est ce qu’on en attend ?
de la rapidité ?
les sondages sont au point et on peut avoir des très bonnes estimations vers environ 4h de l’après midi, donc franchement ce n’est pas la rapidité. et même si c’est ca, attendre 23h n’a jamais tué personne, sauf les nerfs des politiques :-)
le comptage c’est fastidueux ?
la démocratie n’a jamais dit qu’elle était drole, et c’est très bien. en plus 1 jour par an ca n’est pas la mort. si tout nos élus veulent vraiment assumer un role, qu’ils s’attaquent plutot au pbs de trouver des assesseurs et des présidents de bureau de vote impartial et non inscrits dans des partis politiques.
en plus, je suis administrateur système et réseaux. il faut arreter avec le ""deus ex machina pris au sens premier, un ordinateur c’est un marteau ni plus ni moins. je trouve donc les machines a voter dangereuse et inutile
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La recherche de solutions attire tous les candidats du concours Lépine. Mais hélas, c’est aussi difficile que la quadrature du cercle. Il n’y a pas de bonne solution à un mauvais problème. Le pb en effet c’est la cohabitation du marché et de la démocratie. Si la démocratie met le doigt dans l’engrenage (des machines), alors elle risque de s’y perdre.
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