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Romain Pigenel, 12 mars 2010

Allemagne : 108 articles



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Cet article concerne le pays européen. Pour les autres significations du nom «  Allemagne  », voir Allemagne (homonymie).
Bundesrepublik Deutschland (de)
République fédérale d’Allemagne (fr)

Drapeau de l'Allemagne
(Détails)

Armoiries de l'Allemagne
(Détails)
Devise nationale  : Einigkeit und Recht und Freiheit
(Unité, droit et liberté)
Langue officielle Allemand
Capitale Berlin
52°31′N 13°25′E / 52.517, 13.417
Plus grande ville Berlin
Forme de l’État
 - Président fédéral
 - Chancelier fédéral
République fédérale
Horst Köhler
Angela Merkel
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 63e
357 027 km²
2,18%
Population
 - Totale (2007)
 - Densité
Classé 14e
82 314 906 hab.
231 hab./km²
Indépendance
 - Unification
 - Création RFA
 - Création RDA
 - Réunification
Traité de Verdun (843)
18 janvier 1871
23 mai 1949
7 octobre 1949
3 octobre 1990
Pays limitrophes


Gentilé Allemand(e)
IDH (2005) croissant 0.935 (élevé) 22e
Monnaie Euro (<a class="spip_out" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/ISO_4217" title="ISO 4217">EUR</a>)
Fuseau horaire UTC +1 (été +2)
Hymne national Das Lied der Deutschen, 3e couplet (Einigkeit und Recht und Freiheit)
Domaine internet .de
Indicatif
téléphonique
+49

L’Allemagne (Deutschland en allemand), appelée République fédérale d’Allemagne dans les usages officiels (Bundesrepublik Deutschland en allemand), est un pays d’Europe de l’Ouest[1], entouré par la mer du Nord, le Danemark, et la mer Baltique au nord, par la Pologne et la République tchèque à l’est, par l’Autriche et la Suisse au sud, et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l’ouest.

L’Allemagne est une république fédérale constituée de 16 États fédérés (Bundesländer en allemand). Le pays a longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. Longtemps dominés par l’Autriche dans le cadre du Saint Empire Romain Germanique (962/1806) puis de la Confédération Germanique (1814/1866),en 1871, à la fin de la guerre franco-allemande, ils furent réunis dans un État dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l’Allemagne unifiée moderne dite également Deuxième Reich ou Reich Wilhelminien. La défaite allemande qui suivit la première guerre Mondiale provoqua en 1918 l’avènement de la République puis en 1933 celui du Troisième Reich lequel s’effondra en 1945 dans la défaite qu’entraîna la Deuxième Guerre mondiale. D’abord occupée par les forces armées de ses vainqueurs, l’Allemagne fut séparée en deux parties en 1949 qui formèrent la République fédérale d’Allemagne (informellement Allemagne de l’Ouest) et la République démocratique allemande (informellement Allemagne de l’Est). La réunification a eu lieu le 3 octobre 1990, 11 mois après la chute du Mur de Berlin, qui marqua la réunification populaire. La capitale actuelle est Berlin.

Elle est membre du Conseil de l’Europe depuis 1951, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l’Union de l’Europe occidentale depuis 1954, de l’OTAN depuis 1955, de l’ONU depuis 1973, de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), membre fondateur de l’Union européenne (1958), d’Eurocontrol (1960) et de la zone euro.

Avec plus de 82 millions d’habitants recensés en 2007[2], l’Allemagne est le pays le plus peuplé de l’Union européenne. L’Allemagne est une puissance économique mondiale majeure, la première d’Europe et la troisième du monde derrière les États-Unis et le Japon par son PIB nominal. L’Allemagne est aussi le plus grand exportateur de produits manufacturés dans le monde[réf. nécessaire].

Sommaire

Histoire

La Proclamation de l’Empire allemand (Versailles 1871), tableau d’Anton von Werner, 1877
La Proclamation de l’Empire allemand (Versailles 1871), tableau d’Anton von Werner, 1877
Article détaillé  : Histoire de l’Allemagne.

La formation du mot Deutschland révèle la longue histoire de ce pays. Au départ il y a un mot gotique thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif thiudisk. Thiudisk a été transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Teudischus est devenu diutisca en vieil allemand pour aboutir à Deutsch. En ancien français, le latin theodiscus a donné thodesche, puis tudesque. Le français moderne a préféré le mot allemand issu du latin Alama désignant le peuple des Alamans[3]. L’italien a conservé l’origine latine dans son adjectif tedesco pour dire allemand.[4]

Du Saint Empire aux principautés

La linguistique et les textes latins nous montrent que la mention du peuple germain remonte à l’époque romaine. Cependant les historiens s’entendent pour trouver les origines d’un territoire allemand au partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l’est de l’empire carolingien, nommé Francie orientale. C’est de la Francie orientale qu’est issu le Saint Empire romain germanique fondé par Otton Ier, dit le Grand (936-973). Cet empire comprend, outre le territoire de l’actuelle Allemagne, l’Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravé par le peu d’institutions sur lesquelles l’empereur peut asseoir son autorité et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d’élection de l’empereur par les princes-électeurs conduisit souvent à affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l’empereur élu entreprenait un voyage à Rome pour être couronné par le pape.

Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l’obsession de certains empereurs à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIIIe siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu’il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu’il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque.

A partir du XIe siècle, la Germanie déborde de ses limites traditionnelles entre le Rhin et l’Oder. Commence alors la colonisation de l’Europe centrale sous l’action de grands seigneurs, des rives de la mer Baltique par une croisade menée par les chevaliers Teutoniques et du sud du pays à partir du règne de Otton Ier. Des centaines de milliers d’Allemands de l’Ouest poussés par la surpopulation ont ainsi migré vers l’Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent[5]. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XIIe siècle. Après 1438, l’empereur porte le titre d’un «  empereur élu  » après son élection formelle par les sept "électeurs" de l’Empire à Francfort. À l’époque moderne, le Saint Empire compte plus de 300 États qui n’obéissent que de très loin à l’empereur Habsbourg.

Au XVIe siècle, la réforme luthérienne continue à diviser l’Allemagne. En 1546, l’empereur Charles Quint entre en guerre contre les nombreux princes et villes allemands qui se sont convertis au luthéranisme. Son échec à réduire le protestantisme dans le Saint Empire est sanctionné par la paix d’Augsbourg de 1555 qui permet à chaque prince et ville libre de choisir sa religion mais oblige les sujets à avoir la même religion que leur souverain — cujus regio, ejus religio. L’Allemagne n’en a pas pour autant fini avec les guerres de religion. Les progrès du calvinisme en Allemagne à la fin du XVIe siècle, la volonté de l’empereur Ferdinand II d’imposer son autorité et celle de la religion catholique aux États du Saint Empire entraîne la guerre de Trente Ans qui ravage le pays de 1618 à 1648. Les traités de Westphalie entérinent l’affaiblissement du pouvoir impérial en favorisant les droits des 350 États allemands. La liberté religieuse des princes est réaffirmée.

De la Confédération germanique à l’Empire allemand

Article détaillé  : Unité allemande.

Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissous en 1806 et remplacé par la Confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1814-juin 1815), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne porte plus que le titre d’Empereur d’Autriche. En fait, cette confédération ne peut exister que si l’Autriche et la Prusse s’entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière commence à se constituer à l’initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définissant une même politique commerciale vis-à-vis de l’extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l’Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d’une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV, qui la refuse, soucieux de ne pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands, mais l’Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L’Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu’en 1815.

Guillaume Ier et sa femme Augusta
Guillaume Ier et sa femme Augusta

En 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-président du roi de Prusse Guillaume Ier. Il a compris que l’unité allemande ne se fera pas sans l’éviction de l’Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les réformes modernisant l’armée. En 1866, l’armée prussienne écrase l’armée autrichienne à Sadowa. La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale, et dirige la Confédération d’Allemagne du Nord. Seuls, les quatre États du Sud n’y adhèrent pas. La France en déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fédérer tous les États allemands autour d’un ennemi commun. La défaite française permet la proclamation de l’Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie de glaces du château de Versailles avec Guillaume Ier à sa tête, entrainant également l’annexion de l’Alsace et du Nord de la Lorraine, deux régions françaises germanophones. L’unité allemande s’est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.

L’Allemagne en 1871
L’Allemagne en 1871

D’une guerre à l’autre

L’Allemagne, devenue une des puissances politiques majeures en Europe s’engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l’Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s’oriente vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d’un côté comme de l’autre. Elle prend fin en 1918, et l’empereur allemand, Kaiser Guillaume II, doit abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l’Allemagne est considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.

L’Allemagne, chose unique dans l’histoire diplomatique, n’est pas invitée aux discussions versaillaises. Elle est jugée comme principalement responsable (avec l’Autriche-Hongrie) de la guerre. Conservant la Rhénanie, au regret de la France qui voulait fixer la frontière sur le Rhin. La France n’obtient pas la Sarre (51 millions de tonnes de charbon, soit 2/3 des besoins français) mais l’Angleterre fait pression. La Sarre est placée sous la tutelle de la Société des Nations et un referendum sera organisé 15 ans plus tard pour décider son rattachement à la France ou à l’Allemagne. Le Schleswig est rattaché au Danemark après consultation de la population. Les cantons d’Eupen et de Malmédy sont rattachés à la Belgique. La Pologne obtient un corridor, le fameux «  corridor de Dantzig  », avec les populations Kachoubes parlant un dialecte polonais mais étant favorable aux allemands. La ville de Dantzig n’est rattaché ni à l’Allemagne, ni à la Pologne, c’est une ville libre sous contrôle de la SDN. Solutions de compromis qui ne plaisent à personne. 80 kilomètres séparent la Prusse-Orientale du reste de l’Allemagne. La Haute-Silésie, rattachée après plébiscite à l’Allemagne en mars 1921 est occupée par la Pologne peu après. La SDN arbitre la situation et le partage, dénoncé par les deux parties est réalisé arbitrairement.

L’Allemagne perd 88 000 km² et 8 millions d’habitants. Le service militaire est aboli et l’armée est réduite à 100 000 hommes dont 5000 officiers. Elle ne peut posséder ni blindés, ni artillerie lourde, ni aviation. Sa flotte de guerre se saborde à Scapa Flow le 26 juin 1919. Elle perd ses colonies, placées sous mandats aux vainqueurs par la SDN. Comme responsable de la guerre, elle doit céder du matériel et des produits agricoles. Les réparations de guerre sont évaluées en 1921 à 132 milliards de marks-or à payer en 30 ans. Tous les brevets allemands sont perdus, les vainqueurs obtiennent la clause de «  nation la plus favorisée  » et le Rhin, l’Oder et l’Elbe sont internationalisés, l’Allemagne perd tout pouvoir sur leurs contrôles. La rive gauche est occupée puis considérée comme démilitarisée perpétuellement.

Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permettent au NSDAP (parti nazi) d’Adolf Hitler d’accéder au pouvoir en 1933. Hitler élimine rapidement toute opposition et prend le contrôle absolu de l’État allemand. En 1935, l’Allemagne devient officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d’Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1er septembre 1939.

L’Allemagne domine le début du conflit. Elle conquiert une grande partie de l’Europe, de l’URSS, de l’Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourne en faveur des pays alliés  : le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis, l’URSS écrasent finalement les armées de l’Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Hitler se suicide.

Dévastée par la guerre, l’Allemagne et Berlin sont divisés en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par l’une des nations victorieuses (États-Unis, Royaume-Uni, France et Union soviétique). L’Allemagne est finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide  : la RFA (République fédérale d’Allemagne) créée le 23 mai 1949 à l’ouest et la RDA (République démocratique allemande) créée le 7 octobre 1949 à l’est. Les territoires plus à l’est sont intégrés à la Pologne et à l’URSS.

Le creux démographique provoqué par la guerre est compensé par l’arrivée d’environ 13 millions d’Allemands expulsés des anciens territoires d’Allemagne-Orientale et des pays d’Europe de l’Est où ils vivaient depuis des générations, voire des siècles  ; la Prusse-Orientale, les Sudètes, les Pays baltes, la Silésie, etc. Sous l’impulsion du plan Marshall, l’Allemagne de l’Ouest renoue rapidement avec la croissance économique, au contraire de l’Allemagne de l’Est. À la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, prélude à la réunification de l’Allemagne, les deux pays ne possédent pas le même niveau économique. Cette différence demeure aujourd’hui, et l’Est reste plus pauvre que l’Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d’importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d’en faire une nation politiquement incontournable au sein de l’Union européenne.

Le 9 novembre dans l’histoire allemande

  • 9 novembre 1848  : Robert Blum, une personne active dans la Révolution de Mars, est assassiné.
  • 9 novembre 1918  : insurrection de Berlin et proclamation de la République
  • 9 novembre 1923  : échec du «  putsch de la brasserie  » à Munich, où Hitler proclame la «  Révolution nationale  »
  • 9 novembre 1925  : Mise sur pied des SS.
  • 9 novembre 1938  : pogrom à l’échelle nationale, connu sous le nom de «  Nuit de cristal  »
  • 9 novembre 1939  : attentat manqué de Georg Elser contre Hitler dans la brasserie Bürgerbräukeller
  • 9 novembre 1989  : chute du mur de Berlin

Aspects culturels et politiques

Article détaillé  : Culture de l’Allemagne.

Langues parlées

L’allemand est une langue du groupe germanique de même que le néerlandais, l’anglais ou le suédois. Le groupe germanique appartient à la famille des langues indo-européennes. 92 % de la population a l’allemand comme langue maternelle ce qui indique une très grande homogénéité linguistique. 8 % de locuteurs parlent une autre langue : le danois, le frison, le sorabe, le polonais, les langues de deux groupes tsiganes (les Sintis et les Roms allemands).

L'allemand et ses trois groupes de dialectes (nord : bas-allemands, centre : franciques, saxon, sud : bavarois, alémanique) avant les expulsions qui firent suite à la Seconde Guerre mondiale (le néerlandais et ses différentes formes parlées aux Pays-Bas, sont associés à l'allemand par proximité linguistique)
L’allemand et ses trois groupes de dialectes (nord  : bas-allemands, centre  : franciques, saxon, sud  : bavarois, alémanique) avant les expulsions qui firent suite à la Seconde Guerre mondiale (le néerlandais et ses différentes formes parlées aux Pays-Bas, sont associés à l’allemand par proximité linguistique)

Il s’agit d’une estimation car il n’existe pas en Allemagne de recensement basé sur les données linguistiques. Les immigrés ont contribué à l’élargissement du champ linguistique. Le turc, l’arabe, le grec ou l’italien sont aussi des langues présentes sur le territoire allemand[6].

L’allemand standard, appelé en Allemagne Hochdeutsch, n’est pas la langue vernaculaire de tous les germanophones. En effet, plusieurs millions d’Allemands, parlent dans leur vie quotidienne l’un des dialectes allemands. Ces nombreux dialectes peuvent être rattachés géographiquement à trois groupes, du nord au sud  : le bas-allemand (Niederdeutsch), au centre les dialectes saxon et franciques (francique mosellan, francique rhénan), et au sud le bavarois et l’alémanique souabe (voir la liste complète des dialectes dans l’article détaillé sur la langue allemande. La différenciation nord-sud (bas-allemand / haut-allemand) est apparue à partir du VIe siècle. En 1980, on estimait qu’environ 50 % des Allemands utilisaient dans leur vie quotidienne l’un de ces dialectes sans jamais l’écrire[6]. Les dialectes ne s’écrivent pas pour la communication mais uniquement pour noter phonétiquement la culture régionale (théâtre, chansons et poèmes).

L’allemand et ses dialectes après la Deuxième Guerre mondiale
L’allemand et ses dialectes après la Deuxième Guerre mondiale
Le Goethe-Institut d'Oslo. Le Goethe-Institut assure la diffusion de la langue allemande dans le monde
Le Goethe-Institut d’Oslo. Le Goethe-Institut assure la diffusion de la langue allemande dans le monde

Les lois fédérales reconnaissent quatre minorités nationales  : les Danois, les Frisons, les Sorabes et les Tsiganes. Les quatre communautés reconnues ont fondé en 2004 un Conseil des minorités doté d’une convention commune pour promouvoir leurs intérêts devant le gouvernement fédéral. Le sorabe, une langue slave, est parlée par quelque 100 000 locuteurs près des frontières de la Pologne et de la République tchèque dans la petite région de Lusace. Les Sorabes ou Sorbes forment la minorité nationale reconnue la plus importante. Ils ont réussi à maintenir leur culture et leur langue malgré les tentatives de germanisation dans le passé. Tous parlent aussi l’allemand, le taux de bilinguisme atteignant près de 100 %[6].

Environ 241 000 citoyens allemands parlent le polonais, principalement dans les Länder du Brandebourg et de la Saxe. Bien qu’étant depuis fort longtemps installés dans ces Länder, ils sont considérés comme une « minorité immigrante »[6]. Ceci peut être considéré comme une mesure de représailles vu que de vastes territoires anciennement allemands (Prusse-Orientale, Silésie) ont dû être cédés à la Pologne et que leurs populations de langue allemande en furent chassées lors de la capitulation en 1945 exactement.

Religions

Les guerres de religions ont déchiré les Allemands aux XVIe et XVIIe siècles au cours de la guerre de Trente Ans. Aujourd’hui, le nord et l’est de l’Allemagne sont majoritairement protestants. La grande majorité des protestants allemands appartient à l’Église évangélique en Allemagne qui rassemble 30,8 % de la population. Des majorités catholiques se trouvent avant tout en Rhénanie, au sud du Bade-Wurtemberg et en Bavière où est né le pape Benoît XVI. 31,4 % de la population est catholique[7]. L’est de l’Allemagne et Hambourg sont majoritairement sans confession[8]mais la première religion reste le luthéranisme. Enfin, l’islam est pratiqué par la communauté turque, concentrée dans la Ruhr et à Berlin.

Musique classique

Le pays compte plusieurs orchestres de renommée internationale, au premier rang desquels l’Orchestre philharmonique de Berlin, la Staatskapelle de Dresde, l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, l’Orchestre symphonique de la Radiodiffusion bavaroise et l’Orchestre philharmonique de Munich.

Politique

Article détaillé  : Système politique allemand.

Les institutions

Les alliés occidentaux ont réintroduit une structure fédéraliste en l’Allemagne en 1949. Le but était de préserver l’unité de la partie occupée par les occidentaux en empêchant le retour d’une Allemagne trop puissante sur le plan politique. Le fonctionnement du système politique allemand est donc régi depuis 1949 par une constitution appelée Loi fondamentale (Grundgesetz). La cour constitutionnelle qui siège à Karlsruhe veille à son respect. Depuis cette date, l’Allemagne est donc une république fédérale, composée d’abord de 11 (après la fondation du Bade-Wurtemberg en 1952 et l’intégration de la Sarre en 1957) Länder, puis de 16 depuis 1990. Depuis la réunification des deux Allemagnes la capitale fédérale est Berlin. Les pouvoirs exercés par la seule Fédération concernent les affaires étrangères, la défense, la nationalité, la monnaie, les frontières, le trafic aérien, les postes et télécommunications, et une partie du droit fiscal. Le Parlement allemand est composé de deux chambres, le Bundestag, élu au scrutin mixte pour quatre ans, et le Bundesrat (Conseil fédéral) qui comprend 68 représentants des gouvernements des Länder. Chaque Land donne toutes ses voix pour ou contre une loi.

Mais l’accroissement des pouvoirs du Bundesrat, met ceux-ci en mesure de bloquer l’action du gouvernement fédéral. Les Länder sont trop nombreux et de tailles trop différentes. Les compétences de l’Etat fédéral ont augmenté aux dépens des Länder. L’imbrication des compétences rend toute décision de plus en plus difficile. En effet, le Bundesrat doit se prononcer sur toutes les lois dont le contenu est applicable dans les Länder En cinquante ans, la proportion de lois fédérales exigeant l’accord du Bundesrat est passée de 10 % à 60 %. En cas de différence de majorité entre les Länder et le gouvernement fédéral, il y a parfois blocage. Cela gêne même l’action de l’Allemagne dans les instances européennes[9]. Les Länder et le gouvernement fédéral ont donc réfléchi ensemble à une réforme des institutions allemandes qui a été votée en mars 2006. Les prérogatives législatives du Bundesrat sont diminuées. Le Bundesrat ne vote que les lois qui ont un impact sur les budgets des régions. En contrepartie, l’Etat fédéral abandonne à celles-ci des champs entiers de compétences dans l’éducation et la recherche, l’environnement, le régime[10].

Länder

Les Länder sont souvent nommés Bundesländer.

Land Capitale Aire[11]
(km²)
Habitants[2]
(millions)
1 Bade-Wurtemberg Stuttgart 31.752 10.739
2 Bavière Munich 70.552 12.493
3 Berlin* 892 3.404
4 Brandebourg Potsdam 29.479 2.548
5 Brême Brême* 1084 0.664
6 Hambourg * 755 1.754
7 Hesse Wiesbaden 21.115 6.075
8 Mecklembourg-Poméranie-Occidentale Schwerin 26.180 1.694
9 Basse-Saxe Hanovre 47.641 7.979
10 Rhénanie-du-Nord-Westphalie Düsseldorf 34.085 18.029
11 Rhénanie-Palatinat Mayence 15.853 4.325
12 Sarre Sarrebruck 35.569 1.043
13 Saxe Dresde 18.416 4.250
14 Saxe-Anhalt Magdebourg 20.446 2.442
15 Schleswig-Holstein Kiel 15.799 2.834
16 Thuringe Erfurt 16.172 2.311
total 357.093 82.315

* Berlin, Brême, et Hambourg sont des ’villes-Länder’ (en allemand Stadtstaat). Pour Hambourg et Brême, il s’agit d’un héritage du passé commercial de ces villes (voir Hanse). Elles sont des Länder à part entière.

Chaque Land a sa propre constitution (Verfassung). Il est aussi doté d’un Parlement (Landtag) et d’un gouvernement (Landesregierung) issu de la majorité du Landtag. Il est souverain en matière de culture (enseignement, théâtre, musique, etc.), d’organisation des services de police, de droit communal. La Fédération peut élargir les compétences des Länder par des prescriptions-cadres : l’enseignement supérieur, l’aménagement du territoire, la protection de la nature et la conservation des sites naturels sont passés de la compétence de la fédération à celle des Länder. Enfin, les Länder ont la responsabilité de faire respecter les décisions fédérales sur leur territoire. Chacun des Länder peut également lever des impôts. De ce fait, 36% des impôts directs collectés reviennent aux Länder, l’État fédéral en recevant près de 50% et les communes se partageant le reste. La loi fondamentale n’a pas délimité strictement certains domaines législatifs  : Pour le droit civil, le droit pénal, le droit économique, le droit du travail, la politique du logement, la politique énergétique, la circulation routière ou encore la gestion des déchets les Länder peuvent légiférer a condition que l’État fédéral l’autorise. Celui-ci ne peut intervenir pour légiférer que pour un besoin uniforme à l’échelle nationale.

Une des particularités de la démocratie allemande est l’institutionnalisation du rôle des partis politiques  : représenter les citoyens et leur apporter une formation politique.

La place de l’Allemagne dans le monde et en Europe

Article détaillé  : Politique étrangère de l’Allemagne.

De 1945 à la réunification allemande de 1990, la RFA cultive l’«  oubli de puissance [12] » . Elle devient le modèle de l’État-marchand civil qui renonce à toute ambition militaire et rôle important dans les relations internationales. Elle cherche à faire oublier son passé impérialiste en s’intégrant au sein du plus grand nombre d’alliances. De ce point de vue l’entrée de la RFA dans l’OTAN, la fait passer de pays occupé à partenaire stratégique des États-Unis. La RFA tient d’autant plus à cette alliance que les États-Unis sont ses principaux protecteurs face à l’Union soviétique. La participation à la CECA en 1951 et à la naissance de la CEE marquent le retour de l’Allemagne dans le jeu européen. Néanmoins, les actions de la RFA sur la scène internationale étaient de l’ordre d’une «  diplomatie du chéquier[13]  », la RFA se montrant généreuse sur le plan des solidarités internationales. Le traité de l’Élysée signé en 1963, permet la réconciliation franco-allemande et une coopération profitable pour les deux pays.

Mais la chute du communisme et la réunification de l’Allemagne change le statut de l’Allemagne. L’unification intéresse en plus les quatre vainqueurs de 1945 qui s’étaient partagé quatre secteurs d’occupation. Sans leur accord l’unité allemande était impossible, chacun ayant un droit de veto sur le processus. D’où la signature, à Moscou du traité «  4 + 2  » appelé aussi traité de Moscou mais son véritable nom est «  traité portant règlement définitif concernant l’Allemagne  »[14]. Ce Traité fixe le nouveau statut international de l’Allemagne unie au cœur de l’Europe en fixant définitivement les frontières (art. 1er) en plafonnant l’armée allemande à 370 000 hommes. Après 45 ans de tutelle étrangère, l’Allemagne retrouve sa souveraineté pleine et entière. Elle redevient un État comme les autres. Forte de sa puissance économique et de sa stabilité, elle s’efforce d’aider les autres États, principalement ses voisins de l’est, à acquérir cette stabilité politique. N’ayant plus de visée de puissance ou d’hégémonie, elle promeut les critères environnementaux, les droits de l’homme ou les droits sociaux[15]. elle privilégie la culture d’influence via les investissements économiques dans les PECO dont elle favorise l’intégration. Elle est devenue un des piliers de l’Europe. Des troupes allemandes sont intervenues dans le cadre des missions de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Afghanistan dans le cadre de la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF) de l’OTAN, à laquelle la Bundeswehr participe depuis janvier 2002[16]. En 2005, environ 7 000 soldats étaient y stationnés[17].

Géographie de l’Allemagne

Carte de l’Allemagne
Carte de l’Allemagne
Article détaillé  : Géographie de l’Allemagne.

L’Allemagne est un État qui ne connaît aucune contrainte naturelle liée au relief ou au climat. Le Nord est occupé par une plaine aux paysages monotones, le centre par des montagnes anciennes d’altitudes peu élevées, le sud par une bassin sédimentaire et par le massif alpin. Ce pays, bordé au Nord-ouest par la mer du Nord et au Nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l’Union européenne par sa situation, sa puissance démographique, industrielle et commerciale. Une grande partie de l’Allemagne occidentale fait partie de l’Europe rhénane, la région la plus dynamique d’Europe et l’une des plus dynamiques du monde.

Le territoire

L’Allemagne a connu des changements territoriaux successifs au XXe siècle. La défaite de 1918 a sonné le glas de l’Empire allemand. Le traité de Versailles de 1919 qui règle le sort de l’Allemagne fait passer la superficie de l’Allemagne de 540 848 km² à 468 776 km². Celle-ci est amputée de l’Alsace-Lorraine, du Nord de Schleswig et d’Eupen et de Malmedy. De plus, pour permettre à la Pologne d’avoir un accès à la mer, la Prusse orientale est séparée du reste de l’Allemagne par le corridor de Dantzig.

Après la défaite de 1945, l’Allemagne est occupée par les vainqueurs. À l’Est, 11 millions d’Allemands sont chassés ou fuient vers l’Ouest. Environ 110 000 km² à l’Est sont rattachés à la Pologne ou à l’URSS. Une des conséquences de la Guerre froide est la création en 1949 de la RFA à l’Ouest dans les zones d’occupations des occidentaux suivie par celle de la RDA dans la zone occupée par les soviétiques à l’Est. Il y a désormais deux États allemands  : la RFA, une démocratie pluraliste et capitaliste et la RDA, une démocratie populaire avec un parti unique au pouvoir, le Parti socialiste unifié d’Allemagne (SED), et une économie calquée sur celle de l’URSS.

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, construit en 1961, tombe. L’année suivante la RDA est absorbée par la RFA. Les Allemands sont de nouveau réunis dans un seul État, la RFA. Ce nouvel État doit surmonter le coût de la réunification allemande, c’est-à-dire investir pour rattraper le retard économique des Länder de l’Est par rapport à ceux de l’Ouest. Il s’agit de reconnecter les deux territoires coupés par le rideau de fer durant la Guerre froide  : le gouvernement a notamment mis en œuvre des chantiers d’infrastructures de transport  : le projet «  Unité allemande  » lancé en 1992, prévoit des travaux jusqu’en 2010[18] pour un montant total de plusieurs dizaines de milliards d’euros. L’effort est porté en particulier sur les autoroutes à numéros pairs, d’orientation est-ouest  : par exemple, la Bundesautobahn 4 qui va de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie à la frontière polonaise en passant par la Thuringe. Les canaux sont modernisés ou complétés, comme le Mittellandkanal. L’intégration de l’ex-Allemagne de l’Est à l’Union européenne reste encore inachevée et les inégalités sont toujours présentes.

Population

Article détaillé  : Démographie de l’Allemagne.

L’Allemagne est peuplée de 82,3 millions d’habitants dont 7,29 millions d’étrangers[2].

Avec ses 231 habitants par km², l’Allemagne est un des pays les plus densément peuplés d’Europe derrière les Pays-Bas et la Belgique. C’est le pays le plus peuplé de l’Union européenne. L’Ouest reste toutefois plus peuplé que l’Est. En effet, on rencontre d’importantes concentrations urbaines à l’ouest et au sud du pays  :

90% de la population vit en ville. Cependant, il n’existe pas de métropole écrasant l’espace allemand comme le font Londres et Paris pour leur territoire national. Berlin compte actuellement 3,4 millions d’habitants. Il existe aussi une quinzaine de villes qui atteint les 500 000 habitants.

Le taux de natalité de l’Allemagne est l’un des plus faibles (8,25 pour mille) et son accroissement naturel est négatif depuis les années 1980 pour les 11 Länder de l’Ouest. Jusqu’au début des années 1990, les cinq Länder de l’Est avaient un taux de fécondité bien plus élevé qu’à l’Ouest, mais la natalité de l’Est est aujourd’hui aussi faible que celle de l’Ouest. Une des raison a cette faible fécondité réside dans l’impossibilité pour les femmes à concilier vie familiale et vie professionnelle. L’habitude voulait que les mères restent à la maison et n’aient pas recours à une aide extérieure. Pendant longtemps la RFA a été réticente à toute politique incitative qui lui rappelait facheusement l’époque nazie ou communiste de la RDA. La coalition CDU-SPD a pris une série de mesures,sous la houlette de la ministre de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse, Ursula von der Leyen qui bouleverse la politique familiale. En 2007 un salaire parental a été créé. Il vient s’ajouter aux allocations familiales. Le parent qui arrête son travail pendant un an, touche une allocation représentant 67 % du salaire perdu, avec un plafond de 1 800 euros et un minimum de 300 euros[19]. la ministre a décidé la construction de 500 000 places de crèches d’ici à 2013 pour les enfants de 1 à 3 ans. Aujourd’hui, seuls 5 % à 9 % des besoins des Länder de l’Ouest sont couverts. L’aménagement du temps de travail, indispensable au développemnt de toute politique familiale, commence à entrer dans les négociations collectives.

actuellement, la population allemande n’augmente que grâce à un solde migratoire positif. Mais on peut constater des disparités de situation. Le solde migratoire est négatif à l’Est. Le taux de chômage y est très élevé. Les Ossis migrent vers l’Ouest à la recherche de meilleures conditions de vie.

Pour résoudre le problème du financement des retraites, les assemblées allemandes ont choisi d’élever l’âge légal du départ à la retraite de 65 à 67 ans entre 2012 et 2029[20].

L’Allemagne accueille plus de 7,3 millions d’étrangers, parmi lesquels les Turcs forment la plus importante minorité avec deux millions de ressortissants[21], devant les Italiens, Polonais et les Grecs. Cette présence turque est parfois cause de frictions, principalement dans les grands centres urbains.

Il existe en Allemagne des minorités linguistiques historiques  : les sorabes qui vivent dans les Länder de Saxe et de Brandebourg et les frisons qui vivent au nord-ouest du Länder de Schleswig-Holstein. Il existe aussi dans cette même région une importante minorité danoise.

Économie

L’Allemagne est la première puissance économique de l’Union européenne. Elle figure au 4e rang mondial derrière les États-Unis, le Japon, la République populaire de Chine mais devant la France et le Royaume-Uni. Elle possède pour cela de nombreux atouts  : un marché intérieur important, une population active qualifiée grâce à l’apprentissage professionnel, et un niveau de vie élevé. Les entreprises et les syndicats allemands fonctionnent en cogestion. Le PIB allemand s’élève à 2 907 milliards de dollar (GDP 2006, World Bank). Le commerce extérieur représente un tiers du PNB  : avec un volume d’exportations de 734 milliards d’euros (2004). Le principal moteur de ce commerce extérieur est l’industrie, dont le pourcentage dans le total des exportations se situe à quelque 84% (2004).

L’économie allemande dispose d’un réseau de communication de première qualité : le plus long réseau autoroutier d’Europe, un réseau ferré particulièrement dense et trois axes navigables, le Rhin premier fleuve mondial pour le frêt, La liaison Rhin-Main-Danube et le canal du Mittelland.

L’industrie

L’industrie est un secteur économique très important en Allemagne. Huit millions de personnes, soit 33% de la population active, travaillent dans ce secteur. Les principaux secteurs en chiffre d’affaires sont la construction automobile avec 777 000 salariés en 2004, suivie par l’électrotechnique avec 799 000 salariés, la construction mécanique avec 868 000 salariés et l’industrie chimique [22]. À côté des grandes entreprises mondialement connues comme Siemens, ThyssenKrupp AG ou Bayer, les P.M.E./­P.M.I. emploient plus de 20 millions de salariés. Dans la construction mécanique, secteur où la RFA détient 19,3% du marché mondial, la grande majorité des entreprises a moins de 200 salariés. Ces succès sont dus à la réputation de bonne qualité des produits allemands en général.

La construction automobile fournit 40% des exportations allemandes. Un salarié sur sept travaille dans ce secteur. Les grands constructeurs Volkswagen, BMW, Daimler AG, Porsche, Opel, filiale allemande de General Motors font de l’Allemagne le troisième producteur d’automobiles mondial. Environ six millions de voitures sortent chaque année des chaînes de montage allemandes et 4,8 millions de voitures de marque allemande sont produites à l’étranger.

Les autres secteurs

Comme dans toutes les économies développées, le secteur tertiaire est le premier employeur allemand. Près de 28 millions de personnes y travaillent dont 10 millions dans le commerce, l’hôtellerie, la restauration et les transports. Ce secteur est constitué à plus de 40% de P.M.E./P.M.I.

L’agriculture est également très importante, contrairement aux idées reçues  ; en terme de comparaison, l’Allemagne se situe juste derrière la France en terme de production céréalière mais la devance et occupe ainsi le 1er rang européen en ce qui concerne la production de lait.

Une économie tournée vers l’espace mondial

L’économie allemande est particulièrement orientée vers le marché mondial. Les grands partenaires commerciaux de l’Allemagne sont la France, les États-Unis,l’Italie et la Grande-Bretagne. Mais l’Allemagne qui a retrouvé un rôle de pivot de l’Europe depuis la chute du communisme et la réunification cherche à développer de nouveaux débouchés. Elle a accru sa présence en Europe de l’Est. Depuis le début des années 1990, une partie de la production allemande a été délocalisée vers ces pays et en 2002, 830 000 personnes travaillaient pour des entreprises allemandes dans les anciens pays communistes en 2001, contre presque aucune avant 1990. L’Allemagne a aussi absorbé des entreprises locales comme Volkswagen qui a racheté le constructeur tchèque Skoda[23]. Au total, plus de 10% des exportations allemandes se font vers ces pays, soit autant que vers les États-Unis.

L’Allemagne a connu pendant 10 ans des difficultés. La concurrence internationale est importante et, les entreprises doivent se moderniser rapidement ou délocaliser, sous peine de faillite. L’Ouest du pays est le plus dynamique, tandis qu’à l’Est (ancienne RDA), de nombreuses entreprises ont dû fermer, ce qui a provoqué une forte hausse du chômage. Cependant en 2006, le PIB a crû de 2,9 %, après plusieurs années de stagnation[24].

Les pays émergeants constituent un défi de taille pour l’Allemagne. L’importance des relations économiques avec la Chine ou l’Inde ne cesse donc de croître. La balance commerciale est fortement déficitaire : 32 milliards d’importations chinoises contre 21 milliards d’exportations vers ce pays en 2004. Les échanges avec l’Inde sont plus modestes. L’Allemagne doit relever le défi de la compétitivité face à des pays où le coût de la main d’œuvre est très faible. L’Allemagne mise peu sur le faible prix de ses produits pour exporter, mais beaucoup plus sur leur qualité ou leur spécificité. On achète les produits allemands non pas parce qu’ils sont bon marché, mais parce qu’ils sont de bonne qualité, ou parce qu’on a besoin d’un produit que seuls les allemands fabriquent.

Les régions allemandes

La réunification de 1990 a changé l’organisation de l’espace allemand. L’espace rhénan reste cependant le cœur de l’Allemagne et l’axe le plus fréquenté, aussi bien sur le plan économique que sur le plan démographique malgré la nécessaire mutation de la Ruhr. Francfort et la conurbation de Rhin-Main continue de jouer son rôle de capitale financière du pays.

Bavière
Bavière

Depuis le début des années 1960, les régions du sud, le Bade-Wurtemberg et la Bavière sont des espaces attractifs. ce sont des régions aussi bien industrielles (technologies de pointe, complexes militaro-industriels) que touristiques. Le solde migratoire régional est fortement positif.

Depuis la réunification, le centre et le Nord jouissent d’une position privilégiée. Ils sont devenus le nouveau centre géographique de l’Allemagne depuis la réunification. Les ports d’Hambourg et de Brême disposent de l’Hinterland de l’ancienne RDA dont ils étaient privés jusqu’en 1990. Ces ports permettent au Land de Basse-Saxe d’occuper une place majeure dans l’espace mondialisé.

Les cinq Länder de l’Est constituent une périphérie en reconstruction. Le passage d’une économie socialiste à une économie de marché a entraîné la fermeture de nombreuses usines vétustes et peu concurrentielles, le développement de friches industrielles, des migrations régionales vers les Länder de l’Ouest et une forte augmentation du chômage. Le taux de chômage était, fin 2006, de 16, 4%[25] alors qu’il est de 10,1% pour l’ensemble de l’Allemagne. Ceci est dû à une faible compétitivité qui persiste depuis plus de 15 ans, malgré les investissements consentis par le gouvernement fédéral. Cette situation a abouti à un "désamour" entre les Allemands de l’Ouest et les "Ossis", les uns trouvant qu’ils ont payé trop cher l’union, les autres se sentant oubliés par les plus nantis et regrettant l’époque de la RDA. Ce dernier phénomène a été appelé Ostalgie par les journalistes. Cependant, les autorités misent sur les nouveaux élargissements de l’Union européenne à l’Est pour dynamiser l’économie des cinq Länder de l’Est.

Chiffres divers

Lignes de téléphone  : 150,2 millions (en 1997)
Téléphones portables  : 81 millions (en 2006)
Postes de radio  : 77,8 millions (en 1997)
Postes de télévision  : 51,4 millions (en 1998)
Utilisateurs d’Internet  : 50,5 millions (en 2006)
Nombre de fournisseurs d’accès Internet  : 200 (en 2001)
Routes  : 231 000 km (en 2005)
Voies ferrées  : 47 000 km (en 2005)
Voies navigables  : 7500 km
Nombre d’aéroports  : 554 (en 2006)

Notes

  1. Selon le découpage de l’Europe par l’ONU. D’autres découpages placent l’Allemagne en Europe centrale.
  2. abc L’office fédéral de statistiques : Aire et population, novembre 2007
  3. L’adjectif allemand alemannisch désigne aujourd’hui trois branches de l’allemand supérieur : le souabe, l’alsacien et le suisse alémanique
  4. Université de Laval : Données démolinguistiques sur l’allemagne
  5. Georges Castellan, «  Drang nach Osten  », l’expansion germanique en Europe centrale et orientale, clio.fr, [1]
  6. abcd université de Laval, Québec
  7. Christen in Deutschland 2005
  8. http://www.ekd.de/download/kimi_2004.pdf
  9. Daniel Vernet, Un fédéralisme paralysant, Le Monde, 15 mars 2005
  10. Antoine Jacob, Allemagne  : la réforme du fédéralisme renforce les compétences des Länder, Le Monde, 12 mars 2006
  11. L’office fédéral de statistiques : Aire et population, 31 décembre 2005
  12. Hans-Peter Schwartz, Die gezähmten Deutschen. Von der Machtbesessenheit zur Machtvergessenheit, Stuttgart, DVA, 1985.
  13. Philip H. Gordon, «  La normalisation de la politique étrangère de l’Allemagne  », Politique étrangère, 2/1994, pp. 497-516 et Paul Letourneau, «  La politique étrangère allemande  : style nouveau et fidélité au multilatéralisme  », Revue d’Allemagne, 2/1999, pp. 333-345.
  14. P. Jardin/A. Kimmel, Les Relations franco-allemandes depuis 1963, La Documentation française (coll. Retour aux textes), Paris, 2001
  15. Barry Buzan, People, States and Fear, Hemel-Hempstead, Harvester, 1991  ; Ole Waever, «  Societal Security  : the Concept  », in Ole Waever, Barry Buzan, Morten Kelstrup, Pierre Lemaitre (dir.), Identity, Migration and the New Agenda in Europe, Londres, Pinter, 1993, pp. 17-40.
  16. L’Allemagne n’envisage pas un retrait d’Afghanistan, où trois de ses soldats ont été tués samedi, Le Monde, 20 février 2005
  17. L’Allemagne souhaite désormais ouvertement redéfinir les relations avec les États-Unis, Le Monde, 19 février 2005
  18. Claude Mangin, L’Allemagne, Berlin, Paris, 2003, (ISBN 2701132290), p.20
  19. Daniel Vernet, La nouvelle famille allemande, Le Monde, 2" janvier 2008
  20. «  Les Allemands passent progressivement à la retraite à 67 ans  », dans Le Monde du 30/03/2007, [lire en ligne]
  21. Sous la direction de J-L Matthieu ; Géographie 1re, Nathan
  22. Allemagne – Faits et réalités : Accueil
  23. Sous la direction de J-L Matthieu ; Géographie 1re, Nathan
  24. Alain Faujas et Marie de Vergès, Le ralentissement économique se confirme en Europe, Le Monde, 27 octobre 2007
  25. Le Monde du 17.10.06

Codes

L’Allemagne a pour codes  :

Voir aussi

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur l’Allemagne.

Wikinews propose des actualités concernant «  l’Allemagne  ».

Voir «  Allemagne  » sur le Wiktionnaire.

Bibliographie

  • Divers articles de l’Encyclopaedia Universalis, DVD, 2007.
  • Serge Berstein et Pierre Milza, Histoire du XXe s, , Hatier, 1984.
  • Jean Heffer, William Serman, Des révolutions aux impérialismes, Hachette, 1973.
  • Claude Mangin, L’Allemagne, Belin, Paris, 2003, (ISBN 2701132290)
  • Jean-François Noël, Histoire du peuple allemand des origines à la paix de Westphalie, PUF, 1975

Liens internes

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Femmes, Culture

Le libéralisme tue

comité-de-salut-public, 12 mars 2010 07:35

Et on commence enfin d’en avoir la preuve : "1,4 million : c’est le nombre de morts, par année, attribuable à l’inégalité de revenus dans les 30 pays les plus industrialisés. Cette statistique proprement abasourdissante est tirée d’une méta-recherche publiée en novembre dernier dans le British Medical Journal, et qui fait (...)

Libéralisme

Dany et Danette.

Nouvel Hermès, 12 mars 2010 06:26

Daniel Cohn-Bendit, le chouchou des médias, donnait hier soir son spectacle dans le vrai journal de Canal+. Oui, cette émission dans laquelle, selon le choix de l’invité, on l’étrille en public ou bien on lui « dessert » un léchage de pompe de première classe. Ce fut donc notre Aphatie, tout sucre ce soir-là, qui joua le (...)

Médias, Daniel Cohn Bendit

La Constitution de 1848 : la République contre elle-même ?

Nonfiction, 11 mars 2010 16:07

Le nouvel opus au titre évocateur d’Arnaud Coutant consacré à la Deuxième République tend à expliquer l’échec du régime par l’antinomie qu’il consacre entre démocratie et république. Fondée sur une approche juridique et politique, l’analyse jette un éclairage précieux sur un régime généralement peu considéré du fait de sa (...)

Histoire, démocratie

Une métaphysique qui voulait se présenter comme science, par Claude Roche

Paul Jorion, 11 mars 2010 16:03

Billet invité. C’est devenu une banalité que de pointer la crise de la science économique. La cause en est bien sûr la récente crise financière dont l’éclatement a à ce point surpris les experts que cela met en cause toute une profession. Et l’on n’oubliera pas de sitôt la formule du chairman de la Fed affirmant en 2007 que (...)

Économie

Suite de l’Enquête sur La Toxicité de l’Alimentation Moderne et Industrielle

Betablog, 11 mars 2010 15:33

Voici la suite de la première partie de l’enquête sur la "mal-bouffe" et les dangers de l’alimentation industrielle moderne. Surconsommation Tout cela est lié à la surconsommation, on consomme bien plus de graisse, sucres et autres produits que nécessaire sans même s’en apercevoir notamment à cause de ces produits (...)

Santé, défense du consommateur

Hervé Gaymard et sa Littérature à deux balles.

Pensez BiBi, 11 mars 2010 13:36

Souvenons-nous : depuis son appartement parisien de 600 m2 au loyer (1400 euros mensuels) payé par les contribuables, Hervé Gaymard nous donnait des conseils pour qu’on se serre la ceinture ( BiBi ne compte pas les 150000 euros de travaux entrepris). En 2009, Chouchou a invité ce Chiraquien dans ses appartements à de (...)

Droite

Le zarkozysme est mort, vive Nicolas Sarkozy !

Allain Jules, 11 mars 2010 12:37

Rien, cette fois-ci, ne peut justifier un quelconque soutien à la bouffonnerie ambiante, aux voltiges mensongères tous azimuts servies depuis bientôt 3 ans. Le sauveur de la France aux agissements à la coupe comme un vulgaire pizzaiollo partageant l’Hexagone en distribuant des morceaux aux amis, s’est finalement révélé (...)

Quinquennat Sarkozy

Afghanistan : l'analyse de Gilles Derronsoro

Rimbus, 11 mars 2010 11:36

Une intéressante analyse de Gilles Derronsoro, spécialiste de l’Afghanistan. Il y parle de Gulbuddin Hekmatyar, un des chefs de guerre les plus influents, qui est souvent cité sur ce blog, en soulignant sa position ambiguë. Hekmatyar, le chef du Hezb-e-islami qui contrôlait la frontière afghano-pakistanaise proche de (...)

Afghanistan

Que vive la rumeur sur internet : #carlabiolay

Peuples.net, 11 mars 2010 10:39

Guy Birenbaum , et Jean-Michel Aphatie , deux notables des médias venant respectivement du web et des médias classiques, s’en prennent aujourd’hui aux internautes sur le mode « vous ne nous méritez pas ». c’est en tout cas ce que l’on peut penser en lisant leurs deux tribunes sur leurs blogs. Ces deux billets se font (...)

Médias, Carla Bruni

Quel est ce mal ou cette malédiction qui nous accable, nous Français, en ce moment ? (zaz)

Ocsena, 11 mars 2010 08:27

Avertissement : L’Ocséna comme vous le savez, chers amis, est un collectif critique qui considère l’humour comme l’arme heuristique et démocratique par excellence : en lui réside l’espérance politique et l’avenir. Il va de soi quand tu y réfléchis que l’humour de l’Ocséna n’est forcément pas plus humoristique a priori (...)

zaz

le retour de Gérard Longuet

pas perdus, 11 mars 2010 07:35

Longuet ? Tout le monde en parle ! On croyait qu'il avait disparu de la surface du globe. Il ne nous manquait pas celui-là. Longuet ? Une jeunesse de facho avec les Madelin, Novelli et consorts, fondateur du Front National, une vie d’adulte de politicien ultra-libéral dans le MoDem UDF avec la bande à Léo, (...)

Racisme

TRP, les conclusions de Barcelone

Osiris, 11 mars 2010 07:34

On ne redira jamais assez que le Tribunal Russell pour la Palestine qui s’est réuni à Barcelone au tout début Mars 2010 s’était donné pour mission d’évaluer la responsabilité de la communauté internationale et, plus spécifiquement celle de l’Union Européenne quant à sa possible collaboration, active ou passive, avec les (...)

Israël, Palestine

Ô race ! Ô désespoir !

Gabale, 10 mars 2010 23:22

Spécimen de race française label bleu A peine Gérard Longuet a-t-il été blanchi par la justice dans l’affaire du financement frauduleux de l’ex-Parti Républicain (une casserole que l’intéressé traînait depuis une quinzaine d’années), que celui-ci fait désormais à nouveau irruption sur la scène médiatique. Interrogé ce (...)

UMP, Racisme

La grève du 12 mars 2010 : explication de la stratégie des syndicats enseignants.

Mathieu L., 10 mars 2010 16:00

Cher lecteur, je pourrais te parler de la journée internationale des droits des femmes, mais d’autres le font très bien : je t’invite à consulter ma blogroll. Comme tu le sais sans doute, cher lecteur, l’intersyndicale de l’Éducation appelle à une grève nationale vendredi 12 mars. Ah, encore une grève, une de plus, qui ne (...)

Mouvement social

Plus… clean qu’Ali Soumaré, tu meurs !

Allain Jules, 10 mars 2010 15:50

Coup de théâtre dans l’affaire qui a suscité une vive émotion dans le Val d’Oise il y a quelques semaines autour de la tête de liste du Parti socialiste, Ali Soumaré. Jugé comme étant » un délinquant multirécidiviste chevronné » par des élus UMP, il n’avait reconnu qu’une seule affaire sur cinq à lui imputées. Mais ce matin, (...)

Régionales 2010, manipulation de l’opinion

« L’objectif de Google n’est pas d’afficher l’information la plus pertinente »

Electron libre, 10 mars 2010 13:04

Surprise ! Mon Ecran Radar s’ouvre à des contributions extérieures. Promis, juré, craché c’est bien plus l’envie d’offrir un espace Freestyle à d’autres journalistes/bloggeurs/Xperts qui motive cette décision qu’un mauvais prétexte pour ne pas vous livrer mon post hebdomadaire (Il arrive ce billet, il faut juste que je trouve (...)

Google

Evo Morales, Président pull-over

Lémi, 10 mars 2010 10:00

On peut penser que la personnalité d’un dirigeant ne compte pas. On peut - au contraire - estimer essentiel de se pencher sur le parcours et le caractère de celui qui tient les rênes. Evo, biographie du président bolivien par le journaliste argentin Martin Sivak, penche pour la deuxième option. Moi aussi. D’autant que (...)

Amérique Latine

Pas si fous, les émetteurs de Credit-Default-Swaps (CDS), par Jean-Pierre

Paul Jorion, 10 mars 2010 09:47

Billet invité. Fous, les émetteurs de Credit-Default-Swaps (CDS) ? Pas tant que cela. Il suffit de savoir s’y prendre. Commençons par comprendre ce qu’est un CDS. C’est une assurance, ciblée et négociable, d’un type particulier ayant trait à des actifs financiers, de préférence négociables eux aussi. Deux parties (...)

Finance

Bella ciao

Rimbus, 10 mars 2010 09:01

BellaCiao-HD envoyé par bubblemando. - Regardez la dernière sélection musicale. Un matin, je me suis réveillé,O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciaoUn matin, je me suis réveilléEt j’ai trouvé l’envahisseurOh partisan emmène-moiO bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciaoOh partisan emmène-moiCar je me sens (...)

luttes sociales

Et la philosophie fut logique

Nonfiction, 10 mars 2010 08:53

Inconnu du grand public, Maurice Boudot (1931-2003) fut professeur à l'université Paris-Sorbonne où il enseignait la logique et la philosophie des sciences. L'auteur de Logique inductive et probabilités 1 a laissé un certain nombre de réflexions éparpillées dans des revues et des annales de congrès où elles sont (...)

Philosophie

La France des vieux "qu’ont de l’âge" ?

Duboubou, 10 mars 2010 08:21

Voilà une expression populaire qui a de la bouteille, mon brave homme de père l’employait et mon toubib, qui lui en est encore à la fleur de l’âge, me confirmait récemment que son père l’utilisait aussi non sans humour ! Mais à cette époque c’était une sorte de boutade presque joyeuse, on signalait ainsi à sa famille et à ses (...)

Seniors

Acturevue fête ses 1 an et remercie Betapolitique

Acturevue, 10 mars 2010 07:18

Acturevue a 1 an et se félicite que Betapolitique participe à sa liberté d’expression et de diffusion.

Blogosphère

Le Président Kleenex

Nouvel Hermès, 10 mars 2010 06:30

Le 21 mars, le rideau se fermera sur la tragicomédie sarkoziste. Ce sera le dernier "Sarkozy day". Quelque soit l’ampleur de la défaite, la droite n’aura d’autre choix que de se débarrasser du looser. Finis les espoirs placés sur le cheval fringant quand les paris auront été perdus et que le Pool se trouvera désemparé. (...)

Sarkozy, Régionales 2010

La réforme contre les sciences sociales

guillaume, 9 mars 2010 15:01

La réforme présentée par Luc Châtel est de bien mauvais augure pour l’enseignement de l’histoire-géographie au lycée et celui des sciences humaines et sociales (SHS) en général. Contrairement à la grande envolée médiatique qui a suivi l’effet d’annonce ministériel, le problème est loin de pouvoir se limiter à la suppression du (...)

Sciences humaines

La liberté fond, le conformisme monte

Le coucou, 9 mars 2010 09:56

Deux informations m’ont frappé aujourd’hui, à priori sans contenu politique —mais je suis de ceux qui trouvent de la politique partout. Fort éloignées l’une de l’autre à la fois dans l’espace et dans leurs implications, elles me paraissent pourtant témoigner pareillement de la bien-pensance fétide qui gagne le monde. La (...)

Société

Le blog : forme majeure

Thierry Crouzet, 9 mars 2010 09:00

Un blog n’est pas nécessairement un ramassis de textes insignifiants et qui ne se suivent pas. Laissons le temps passer et je suis persuadé que les textes les plus importants du début du XXIe siècle auront tous été publiés dans des blogs, tout au moins en ligne en échappant au circuit de validation de l’édition (...)

Blogosphère

Vers les monnaies libres : une alternative décentralisée au système monétaire capitaliste, par zoupic

Paul Jorion, 9 mars 2010 08:57

Billet invité. Depuis août 2007, je suis la crise du subprime au jour le jour. J’ai cherché de blog en blog des possibilités, des solutions concrètes pour sortir de ce système. Après avoir longtemps cherché, être parti du plus bas : l’individu, et être monté jusque dans les sphères de la spéculation financière et du casino (...)

Économie

L’Europe a-t-elle une aversion pour le risque ?

Zaki Laïdi-, 9 mars 2010 08:37

Le retrait annoncé des troupes néerlandaises d’Afghanistan a conduit le secrétaire d’État américain à la Défense, Robert M. Gates, à affirmer le 23 février que « la démilitarisation de l’Europe – où une grande partie du grand public et de la classe politique est opposée à la force militaire et aux risques qui y sont associés – (...)

Europe

Un ouvrage déjà célèbre toujours in progress

Nonfiction, 9 mars 2010 08:26

Aux éditions Payot, est parue une nouvelle édition de l’ouvrage déjà célèbre de Noam Chomsky.Dans quelle mesure l’augmentation d’un même texte, ici par quatre chapitres inédits, le change-t-elle en un autre ? Quelle unité reconnaître à un projet théorique quand, par-delà les ans et les controverses comme les adhésions qu’il a (...)

Lectures

Dette islandaise. Que les plus riches paient !

babelouest, 9 mars 2010 08:01

Les Islandais ont voté. Selon les résultats portant sur 32% des bulletins dépouillés le “non” a recueilli 93,1% des suffrages exprimés, contre 1,6% pour le “oui”, a annoncé la chaîne de télévision publique RUV. (AFP) C'est logique : ils n'ont pas à supporter les conséquences des erreurs plus ou moins volontaires (...)

luttes sociales

L’électeur de base serait-il aveugle, sourd et aussi gogo que le prétendent ses tuteurs ?

Duboubou, 9 mars 2010 07:46

L’électeur de base serait-il aveugle, sourd et aussi gogo que le prétendent ses tuteurs ? Si cela se confirmait l’on pourrait alors affirmer qu’une grande partie de nos malheurs actuels viennent de cet électeur là ! Le responsable de nos problèmes serait alors identifié et l’on crierait une nouvelle fois haro sur une (...)

démocratie

Egal Pay Day

Raphaël Anglade, 9 mars 2010 07:30

Trouvé chez Bah !? by CC Les femmes sont moins payées que les hommes, pour le même boulot, les mêmes compétences...On ne le répète jamais assez... Une idée marquante : c’est comme si, chaque jour, les femmes travaillaient gratuitement à partir de 15h05. Il est temps de changer ça...car c’est une vraie insulte...(le clip (...)

Femmes

Petite leçon de manipulation politique

CAC 69, 9 mars 2010 06:45

10 et 35, ce sont les deux chiffres clés de cette semaine, deux chiffres qui nous auront permis d’assister à un nouveau sketch de la part de notre président. 10, c’est le taux de chômage qui à franchi cette fameuse barre dans la semaine, un chiffre qui n’avait jamais été atteint durant le mandat de Nicolas Sarkozy. 35, ce (...)

Nicolas Sarkozy, chômage, Martine Aubry, manipulation de l’opinion

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